Le carton du motif épinglé sur la chaîne du métier

La Maison

D'un restaurant parisien
aux coopératives de l'Atlas

À Paris, dans la restauration, Abdallah Boutaleb rencontre un collectionneur de tapis persans qui lui confie ses pièces. Le déclic ne le quittera plus. En 2003, il en fait sa vie : la boutique de la rue Molière à Casablanca, les expositions dans les grands hôtels, vingt ans à manier des pièces d'exception.

Quand les intérieurs se sont épurés et la demande tournée vers le tapis marocain, beaucoup ont suivi la vague en baissant en gamme. Abdallah a refusé, et créé Kenif pour appliquer au tapis marocain ce que vingt ans de collection lui ont appris.

« Je ne voulais pas tomber dans le bas de gamme. Je voulais rester sur un produit de très bonne qualité — et le faire à ma manière. »

Abdallah Boutaleb — Fondateur

Kenif travaille avec les coopératives de la région de Khénifra, berceau du savoir-faire Mrirt : laine choisie pour son relief, nouage main sur métier vertical, lavage qui révèle la pièce. Chaque tapis assume les variations propres au fait-main — c'est la marque d'un tapis tissé, non standardisé. Nous appelons ça l'imparfait cultivé.

Celles et ceux qui font Kenif

Les mains derrière chaque pièce

La conception

Le dessin

Les proportions et les accords de couleurs — là où la créativité contemporaine rencontre le tapis marocain.

Le tissage

Les tisseuses

Maîtresses-tisseuses des coopératives de Khénifra, héritières du savoir-faire Mrirt, nœud après nœud.

Le lavage

Les laveurs

L'étape qui révèle la pièce : assouplir la fibre, faire monter les nuances, fixer le toucher juste.

Le contrôle

La dernière main

Finitions, lisières, contrôle final — la dernière main avant que la pièce ne prenne la route.

Les prénoms et paroles des tisseuses rejoindront cette page avec leur accord écrit.

La suite s'écrit chez vous

Une pièce prête à partir, ou une pièce à composer — les deux portes mènent au même atelier.

Entrer dans la boutique